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L'emploi en Nouvelle-Calédonie

 

Vous êtes extrêmement nombreux à nous envoyer quotidiennement par mail votre CV, une demande d'emploi, de renseignements ou d'avis divers sur les débouchés possibles en Nouvelle-Calédonie.

Hélas, il ne nous est pas humainement possible, au vu de la déferlante de courrier quotidien, de répondre à chacun de manière personnalisée. C'est pourquoi nous avons repris la plupart des questions que vous nous posez et nous avons concocté un petit topo général inspiré par nos douze années d'expérience dans le domaine du recrutement et de l'intérim en Nouvelle-Calédonie.

Il s'agit bien entendu d'avis et d'opinions qui n'engagent que nous.

 

Le marché de l'emploi :

 

Il se porte plutôt bien et ceci plus particulièrement depuis le démarrage des projets métallurgiques de l'usine du sud (Vale) et de l'usine du Nord (KNS).

Certains secteurs sont actuellement très porteurs et permettent de trouver un poste quasi-immédiatement.

 

Il s'agit de :

  • la comptabilité et la gestion (particulièrement BTS, DECF ou plus),
  • tous les métiers du BTP : électriciens, maçons, charpentiers, coffreurs, soudeurs, menuisiers, grutiers, foreurs, chauffeurs d'engins (tous niveaux mais particulièrement OP2/P3 et plus) + les chefs de chantiers, conducteurs de travaux…
  • la mécanique : mécaniciens VL (nouvelles technologies), mécaniciens engins et PL et responsables d'ateliers ou de parcs.
  • postes liés aux achats ou au domaine de l'export (transit, agence maritime...)
  • Les métiers du secrétariat (de l’employée de bureau à l’assistante de direction)

Pour tous les autres secteurs, il y a également de la demande mais il est plus difficile de se prononcer car la possibilité de trouver un poste intéressant dépendra beaucoup du profil, de l'expérience, du type de responsabilités recherchées, du salaire attendu, etc...

Pour le cas particulier des infirmier(e)s D.E., la demande est extrêmement cyclique. Actuellement, il semblerait que le marché soit quelque peu saturé...

Beaucoup de CV du secteur informatique nous sont parvenus. Dans ce domaine, nos clients recherchent principalement des techniciens réseaux/systèmes. 

 

La Nouvelle-Calédonie est une île (sic), ou plutôt un archipel ! Ce que veut dire que le marché n'est pas extensible à volonté. Le bassin de l'emploi (hors projets miniers dont nous parlerons plus loin) est limité au Grand Nouméa. Et Nouméa, c'est 120 000 habitants. Il faut donc se représenter une ville de province, de taille moyenne, sans possibilité d'aller bosser dans le département voisin... Mais globalement, le marché est plutôt actif. Il suffit de lire les pages emploi du seul quotidien local (Les Nouvelles Calédoniennes) pour s'en faire une idée...

De même, le tissu économique est spécifique, essentiellement composé de PME, plutôt petites (10 à 50 salariés) que moyennes. La plus grosse boîte, c'est la Société Le Nickel (SLN - Filiale d'Eramet), qui emploie environ 2 300 personnes.

Il est aussi bon de savoir que nous nous situons sur une économie d'importation et non de production, ce qui veut dire beaucoup de sociétés de commerce et de services, quelques industries de transformation, et très peu d'industries de production.

Petite précision pour nos amis belges... et européens. La Calédonie est française, mais pas européenne ! (C'est bizarre, mais c'est comme ça) Si vous ne possédez pas la nationalité française, il vous faudra obtenir un permis de travail localement, l'engagement d'une société sponsor, et un délai de deux à trois mois avant autorisation de travail.

Ce n'est donc pas gagné ! :-(

 

Trouver du travail à distance depuis la métropole :

 

Cela est possible pour les catégories citées plus haut qui peuvent trouver un poste directement dans une entreprise locale.

Pour tous les autres profils, la démarche est plus aléatoire mais mérite tout de même d'être tentée.

A ce propos, nombreux sont ceux qui nous demandent des listes professionnelles, d’entreprises calédoniennes de tel ou tel secteur d’activités. Nous sommes un cabinet de recrutement, pas un service d’annuaire, ni l’ANPE ! En deux ou trois clics, vous pourrez par vous-mêmes trouver sur le web les renseignements que vous cherchez.... Allez, un petit effort, que diable !

 

Venir sonder sur place :

 

C'est la meilleure solution pour se faire une idée des possibilités de travail et de vie offertes en Calédonie.

En général 3 à 4 semaines sur place - qui pourront être couplées à des vacances - peuvent constituer un bon tremplin sans forcément tout lâcher tout de suite.

Pour ceux qui n'ont pas d'attaches fortes, vous pouvez effectuer le grand saut et venir tenter une installation. L'idéal est de pouvoir, en fonction des profils, rester au minimum deux ou trois mois avant de déclarer forfait. Bien entendu, vous pouvez adresser un mail aux agences de recrutement et d'intérim ainsi qu'aux entreprises du secteur d'activité recherché avant votre arrivée.

Une solution consiste aussi - pour ceux qui le peuvent - de prendre des congés sabbatiques ou une mise en disponibilité pour venir voir ici si la vie est plus belle…

 

Deux ou trois conseils gratuits :

 

N’oubliez pas de joindre un CV à votre demande. C’est notre principal outil de travail…

Si vous souhaitez y joindre une lettre de motivation, pour expliquer votre parcours et votre désir d’expatriation (bien que la Calédonie soit encore partie intégrante de la République), c’est encore mieux.

Nous recevons de nombreuses lettres de motivation standard, ce qui est totalement inutile. Cela peut parfois même vous disqualifier. Du genre, « je connais bien les Antilles, et mon vœu le plus cher serait de pouvoir y trouver un emploi ». Jusqu’à très récemment, la Nouvelle-Calédonie était située dans le Pacifique et la tectonique des plaques est une mécanique assez lente !

Et s’il vous plait, soignez votre orthographe. Personnellement, j’ai beaucoup de mal à accorder un quelconque crédit à un CV truffé de fautes. Idem pour le mail. Les progrès techniques ne nous libèrent pas des contraintes de la syntaxe ni de la grammaire…

Relisez-vous et appliquez-vous ! Ce que vous écrivez va donner au futur employeur la première impression sur ce que vous êtes et sur ce que vous savez faire...

L’utilisation du mail ne dispense pas non plus de la plus élémentaire des politesses. Pensez-y !

Nous recevons aussi des CV, sans aucun texte d’accompagnement. Je peux vous garantir que ce genre de mails va aussitôt se classer dans la rubrique « éléments supprimés » !

Enfin, sur vos adresses mails, attention aux pseudos fantaisistes, du genre "enculator23", "kikiroudoudou" ou bien encore "PSG_CHAMPION"... Ce n’est pas crédible !

 

L'emploi local

 

Depuis le début de l'année 2012, la loi sur l'emploi local est officiellement entrée en vigueur. (loi de pays n° 2010-9 du 27 juillet 2010 relative à la protection, à la promotion et au soutien de l'emploi local)

Ce texte est l'aboutissement de certaines dispositions de la loi organique de 1999 (article 24), qui prévoit de privilégier les "citoyens de la Nouvelle-Calédonie et les personnes qui justifient d'une durée suffisante de résidence" dans l'accès à l'emploi.

Concrètement, cela veut dire que les citoyens (ceux nés en NC ou bien ceux résidents en NC depuis 1998) auront une priorité à l'embauche sur tous les autres. Bien sûr, à compétences égales ! On ne vas pas comparer un ingénieur et un chauffeur-livreur... 

Cela complique donc la tache des recruteurs, car pour embaucher un non-citoyen, il faudra faire la preuve qu'aucune candidature locale n'a pu être retenue.

Pour des postes à faible qualification (ouvrier, employé de bureau, manutentionnaire, caissier...), les offres seront majoritairement pourvues par des citoyens.
Mais il vous faut savoir que dans de nombreux secteurs, nous sommes en quasi pénurie de main d'oeuvre qualifiée. En justifiant d'une solide formation et d'une bonne expérience professionnelle, vous pourrez vous positionner sur le marché de l'emploi.

Autre élément à prendre en compte : les contrats d'intérim et les CDD de moins de 3 mois ne sont pas concernés par ces mesures de protection de l'emploi local.

Clairement, ces mesures vont freiner le recours à la main d'oeuvre extérieure. Mais cela ne va pas l'interdire.

Pour une petite pensée personnelle, il me semble évident que tout état qui se renferme sur lui-même s'appauvrit économiquement, intellectuellement et culturellement, et que toute richesse naît de l'échange. Mais c'est une pensée personnelle qui n'engage que moi...

 

Les projets miniers

 

La construction de l'usine du Sud, sur le site de Goro (au Sud de la Calédonie), est officiellement terminée, et l'entrée en phase de production de nickel est imminente... depuis plusieurs mois. Pour des problèmes techniques, Vale a dû retarder plusieurs fois l'échéance. La plupart des emplois sont pourvus, même s'il y a encore régulièrement des appels à candidatures, essentiellement dans les domaines techniques.

Quant à la fameuse usine du nord (massif du Koniambo, Koné - Société KNS), après plusieurs années de « flottement », le projet a enfin démarré et on estime une mise en production en 2012. Le projet est gourmand en ressources humaines, sur des emplois qualifiés dans le domaine du BTP et de l'industrie. Un vrai problème dans le Nord sera de trouver un logement, car il n'y a encore que peu d'infrastructures.

Attention cependant aux effets de la crise mondiale. En 2009, le cours du nickel a fait une chute libre (divisé par 3 !), car la demande de métal n'est plus aussi importante, notamment sur le marché chinois. Les cours du nickel sont bas, et les stocks sont hauts... 2009 a été une année sinistrée dans ce secteur (baisse de la production, arrêt des recrutements, chômage technique...). 2010 a été une année de reprise timide. Les perspectives sont plus encourageantes. Sachant que c'est le nickel qui tient l'économie calédonienne, sans doute les temps de croissance à 5 ou 6% sont derrière nous.

 

Les salaires

 

Sujet sensible ! Peu d’entre-vous nous indiquent leurs prétentions salariales.

En Calédonie, il est vrai que les fonctionnaires bénéficient d’un traitement « indexé », soit une majoration d’environ 1,8 par rapport à un salaire normal (Exemple : un prof. muté en Calédonie touchera 1,8 fois plus qu’en métropole). Mais ne vous attendez pas au même traitement de faveur dans le privé ! Les salaires ne sont pas le double de ce qu’ils sont en métropole, loin de là. Le SMG (Salaire Minimum Garanti) est actuellement à 150 000 francs Pacifique (soit 1 100 euros net), et le RMI n’existe pas, pas plus que le RSA. Globalement, on constate une grande disparité dans les salaires selon le type d’activités, la taille de l’entreprise, le niveau de responsabilités… et la capacité de négociation du salarié !

Autre élément à prendre en compte : les charges salariales sont moins lourdes qu’en métropole (en moyenne 12,19% du salaire brut).

 

Pour éviter un ramassage qui fait mal…

 

On préfère quand même vous prévenir de certaines réalités qui sont à prendre en compte si vous ne voulez pas, comme certains que nous connaissons, repartir au bout de quelques mois, la bourse vide et le moral dans les chaussettes, ou l'inverse !

Tout d'abord, sachez que le coût de la vie est plutôt élevé et que quasiment tout est cher.

En premier lieu, l'immobilier, qui frise les niveaux de la région parisienne. Même un modeste appartement dans un quartier pas fantastique est loué entre 850 et 1000 euros. Pour ceux qui rêvent d'une maison en bois en bord de plage, ça peut encore se trouver du côté du Mont-Dore mais ça veut dire 20 à 40 km de bouchons matin et soir, sur une route sinueuse...

Pour les denrées alimentaires, même topo : au passage en caisse, le prix du caddy subira une inflation pouvant aller jusqu’à 50 à 60%. En revanche, pas de dépenses de chauffage (mais de climatisation), l’essence moins chère, et pas besoin de manteau de fourrure (bien que l’hiver calédonien soit parfois surprenant…)

Pour le moral, pensez aux 20 000 km qui vont vous séparer de vos proches, au climat (certains ont du mal avec la chaleur…), à l’ambiance, le « climat social », etc...

Sinon, la Calédonie, c’est vachement bien, et d’ailleurs, on a choisi d’y vivre depuis près de 20 ans !

 

Avec tout ça, si vous êtes toujours d’attaque pour venir en Calédonie (et, s’il vous plait, évitez de dire Kanaky !), on vous attend de pied ferme. Dès votre arrivée, n’hésitez à prendre contact avec nous. Nous pourrons alors - de vive voix - vous conseiller et vous aider dans vos premières recherches professionnelles.

Dernier conseil (personnel) : Si votre souhait est de réellement venir ici, alors faites vos valises et allez au bout de vos rêves ! C’est comme ça que l’on progresse, que l’on grandit…

 

Deux ou trois précisions sur nos activités :

Nous sommes une structure calédonienne indépendante des grands groupes internationaux, une agence qui se veut à taille humaine, mais dynamique et professionnelle...

ATTENTION : Nous ne réalisons pas (ou PEU) de recrutement à distance

Seuls ceux qui auront pris le risque de venir en Calédonie pourront bénéficier de nos services !

 


3 rue de Tourville
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Nouvelle Calédonie

(+687) 24.00.69